La vie de mes soeurs Lyrics

Thousand
La vie de mes soeurs


Dans de nombreux bras de nombreuses fleurs
j'ai vu par les yeux de mes soeurs
Là bas que vois-tu venir dans l'ombre
aujourd'hui ton corps et demain le monde
Souviens-toi du jour où le rêve est mort
moi piégé dans la nuit j'en rêve encore
J'ai lu l'avenir du monde dans ton regard
Je jure sur la tête de Robert Ménard

Un jour s'est levé t'as jamais rappelé
Je me demande encore ce que Jésus aurait fait
Peut-être que tu savais très bien ce que tu faisais
toi et Longin et l'aveugle à ses pieds
T'inquiète pas pour moi je t'ai vue en rêve
j'ai eu tout ce que j'ai voulu tout ce qui aurait pu être
aujourd'hui comme hier une vie passée à perdre
Souviens-toi Michniak "Tous les disques sont de la merde"

J'ai pas peur de mourir comme Pharaon
le corps la figure enfouis dans les ronces
j'ai passé ma vie à entrer dans un rêve
mais toi enfant tout ce que tu verras est vrai
Toutes les nuits je revis le commencement
mais aujourd'hui avec toi j'y suis vraiment
montre moi ce qui se cache derrière les pétales
conduis moi dans le tunnel végétal
Dalila dans les yeux crevés du n***r
piégée à jamais l'image de ton sourire
en lui ôtant la vue tu levais le voile
qui vous départageait le rêve et toi
Souviens-toi du jour où le rêve est mort
moi piégé dans la nuit j'en rêve encore
J'ai lu l'avenir du monde dans ton regard
Je jure sur la tête de Robert Ménard

Parle-moi du paysage que tu vois sur mon visage
à la lumière du dehors qui filtre sur ton lit
parle-moi du chaud et froid entre ma peau et tes draps
et ton ivresse et mon corps et toi et moi et la mort
parle-moi de l'instant où tu oublies tout
à part de scander ton souffle dans le creux de mon cou
parle-moi du moment où t'es plus rien
que de la lave et du sang qui coulent entre mes reins
mais parle-moi.

Mais fin août, dans la pénombre du tunnel végétal
j'ai pourtant eu la vision,
je te serrais contre moi et
disparaissais dans ton vison
puis tes lèvres s'ouvraient

et tu disais
- Bois à mon sein, mange dans ma main
- Plonge... - tes yeux dans les miens
- Mais... - à leur place plus rien - Je vois que... - j'allaite un singe - Tu es la mort... - avec des seins.

Réveillé par un cauchemar dans l'avion dans la nuit,
dans le ciel autour de moi tout le monde dort
Mais qu'est-ce qu'ils mettent dans la climatisation p*****
on dirait qu'ils sont tous morts
Et toi, dans quelle ville dans quel bar dans quel lit dans quels bras,
toi qui vis ta vie là-bas en bas,
et depuis le ciel à travers les nuages,
la saccade de tes hanches,
je vois Salomé qui danse
Mais dans mon avion qui s'éloigne,
je me demande encore s'il a mon visage
derrière tes paupières ce singe qui t'enlace

Et tu dis
- bois dans ma main, dors sur mon sein, quand tu m'étreins un feu me dévore, qui consume mon corps, à toi pour toujours peut-être un jour... - mon amour